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De doux incurvés
Quel poids pèse tant sur tes épaules Que d’une coudée tu ne t’envole
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Coeur bat sourd

Ton corps pèse lourdTon pas passe lourdTon coeur bat lourdIl a comme un bruit sourd Lente pendule irrégulearythmie incrédules’agite puis s’inertebreloque sotte que l’on choque le fébrile acteurjoue le rôle de nos viesdans cette boîte à musiqueau rythme défibrillateur Le corps ne répond pasLe coeur ne répond pasBrutal ils se parlent malIls ne se parlent…
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S’il vint, le cher

S’il vint, le cher, c’est d’aller vers elle,À ces vers sots,s’agitèrents’offrit, bu fin Tu as pris sur moicet élan distinct,Étreinte étendueau bris de nous,Ermitage rompu Aux féroces citésoù se perdaientnos vies corsettées,Aux cimes brodées,filent nos destins Sur les pas sabotéss’arpente terre ancestrale,cressonnière pentue,sur les pas crottésLa bourrie bourrue
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Brun d’île, brin d’elle

Elle n’avait pas la beauté facile, brindille, brun d’île, brin d’elle, À son corps la féminité avait tout offert, au petit bonheur la hanche, Altière égaux, la magnificence au fond et avec les formes, Sur le chemin de ronde cette frange mutine, fait dire à Botero frondeur… Sont beaux tes ronds, sont belles tes rondeurs
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Frémissant doucement au frimas de Mars

Ta main, j’avais ta main dans la paume, comme chaleur douce éloigne la frousse, crayon à papier, gomme, dans la trousse, ta main main dans la main, anime le chemin, enlumine parchemin, douce hermine rousse Ta main au sable, À la berge embrume, Frémissement écume, Vague à l’hume, Ta main au creux soyeux, Frémissant doucement…



