Halo incertain

Monty guidon
Halo incertain

Halo incertain

où ton âme s’abime

je vois au loin

le lit hospitalier où

cette morphine déprime

amoindrit tes douleurs chagrines,

tourments que le masque mortuaire grime

tes yeux bleu azur noircis par

cette sépulcrale vestale

emportant tes ultimes râles

tu as fini de souffrir digne petit papa

je te tiens la main comme quand

à dos d’homme tu m’emmenais marcher dans la garrigue

la paume de ma toute petite main à ta paume gauche

au matin naissant tu tenais

tout auprès de toi Diane

tu tenais à nous nous tenons à toi,

nous sommes cette partie de toi qui reste

aux doigts recourbés par de vieilles blessures

ton esprit vif griffe

la brume matinale dessine aux nuages ton ultime sourire

la brume matinale dessine aux nuages ton ultime sourire

Je t’ai écrit ces mots le 15 Décembre 2021, tu étais encore un peu là, sur le départ, en partance, les heures s’amenuisant où ton absence ne pesait pas encore si lourdement sur nos vies.

Je n’ai pas eu le courage de lire ce poème le jour de ta crémation, d’autres me sont venus, je te l’avais murmuré au pied de la colline ce matin là, aujourd’hui j’ai tellement besoin de te dédier ces mots,

Je t’aime petit papa et je t’aimerais toujours

Mélancolie maman Josy

Femme de vie

Y a des moments
d’automne
où mon automne
sonne monotone

où le môme
en moi
cherche la main
de belle môman

où manque
indéniablement cette voix
mélant fougue mélancolie
maman Josy

Treize Octobre
tresse couronne
l’auriez-vous toléré
vous que j’ai tant vouvoyé

Dix ans aujourd’hui
platanes effeuillent
canal du Midi
midi trois à Mâcon ce jeudi

ultime souffle de vie
brasier Saône cendrée
force de vie transmise
oh voui voui voui

Le bonheur sait

Le bonheur sait, Rêverie contemplative

Éloge du bonheur
et loge le bonheur

humble serein
assumé apaisé

le bonheur sait
ce que le bonheur c’est…

il n’en dit mot, ah mais…
chemin faisant il s’offre

à vous qui souriez, celui, celle, il, elle, à tire d’aile,

au pas silence
des amours éprises

à la douce quiétude
où l’esprit païen prie

en joignant
le cœur à l’esprit

en signe élégant d’allégeance

Ella est là…Ella is right here

Jazz is everywhere, muse musicale

L’autre tonne
en plein automne
orage

crépitant
d’éclairs tonitruants
jaillissants

voix cristal
Ella Fitzgerald
rétorque lumineuse

crooneuse
Autumn in New York
force douceur voluptueuse

Ella is right here now and her crystal life fluid is right here now

Ella est là juste maintenant et son fluide vital cristal est juste ici maintenant

Cerneaux lune

tangente esquive

Parfum glabre
des défaites intimes

plus question de frime
c’est entre nous et nous

selon l’estime
que l’on se voue

I’introspection sera
fruit de la passion ou citron

renouveau constructif
vogue frêle esquif

sereine lutte intime
aspérités incluses

cerneaux lune
plumes enclines

peines enclume
voûte céleste

de ces instants
entre le moi et le nous

infimes heures infirmes
grapillées au néant

espoirs choisis
sur l’or binaire

espoirs tenus sur l’ordinaire