Ivre poésie

Rêverie contemplative

Chiffreux banquier vinaigré disait d’avarice…

Économiste froid d’heures avides de sens…

Analyste du devenir du vide en espace clos grillagé…

Expert entraineur anglicisé, pétri des certitudes de l’arrogance ignare…

Déclamant déclarant la bile ne fait pas le moine,

…On ne peut pas vivre de la poésie!


On ne peut pas vivre de la poésie ?
Cette abstraction inqualifiable,
Risque forte avarie
Aux faibles esprits mercantiles
Matière fissile

On ne pourrait pas vivre de poésie,
Affimation questionnement
Asservissement d’ores et d’argent

Par trop terre à terne ces billevesées,
Ce que je sais, en Sylvanaile, végétal frêle prenant envol,
Je ne pourrais vivre sans poésie

Mais on peut vivre en poésie
Et l’on peut vivre la poésie
Vivre poésie
Ivre poésie

Réconfort d’une pluie ouvrière nourricière

Rêverie contemplative

Réconfort d’une pluie ouvrière nourricière
impact compact
gouttes brume fine

Au visage l’esquisse
franche d’un retour

Colimaçon coquin d’un escargot polisson

L’antenne en vadrouille
se réjouit trempouille

s’évade avec sac et besace quenouille

ces guenilles fébriles
et ses entrains coquille

hume humide feuillu vertical écorce fluide

terreux chemin rigole
conquis aux terres agricoles

furette serpente en rigoles flaques flic floc

ode aux eaux de vie
nébuleuse cumulus
précieuses source de vie

Rue sur les murs

Rêverie contemplative

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Rue sur les murs

a la poésie des mots

répond

la grâce païenne  du haut lieu

 

Rue sur les murs

rempart

résistance sereine  où l’on vint

au chemin résilience où l’on va

 

Rue sur les murs

hausse et en élève

de sa craie granitée

des eaux tumultueuses protège cité

 

Rue sur les murs

chaîne et lanterne

sous leurs plus beaux atours

où ne ternit point le pas sourd

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Janvier sur Collioure posait son cou dru

Rêverie contemplative

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Jour tempétueux

Janvier sur Collioure posait son cou dru

la vague grisée portée d’un vent brut

la citadelle des rois de Majorque

celle qui a vu passer les réfugiés de 36

celles et ceux forcés a l’exil

 

jour venteux pluie giflée

l’anchois vole jusqu’à Roque

IGP pour ce poisson mariné

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le jour passe d’un rythme limace

puis retrouvé au jardin ce canot

la rame prête à vrombir à pleine brasse

étourdir tourbillon craquant

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Jour de marché jour d’après

qui d’autre saurait soupçonner

à voir les rayons, levant l’oeil au soleil

bourdonnant vrombissant tel essaim d’abeilles

le vent apaisé maintenant

flic flac clapote en timides vagues crénelées

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