Amitiés serties

Amore and more, Monty guidon

Perdu de vue
comme perdu
l’envie

l’envie rond
rond

rondement
rançonnant

ces amitiés serties

des promesses

d’avant

comptines dites

doucement

aux enfants


que nous étions

s’ensommeillent

avant l’épilogue
épisode drappé
des énigmes du temps

certes
certains
certaines

langueur morne
haute eaune

certes
certes un
certaines elles

Me manquent
nous manquent
plus que nous
plus que tout

complices complesse
sans mots
bercent

mots tus avant
un jour sortis

sans doute
mille fois ris
jamais retenus

alors pourquoi
ce soir
plus qu’alors ?

perdu au vent
comme perdu avant
retenant un prénom

Femme de vie

Monty guidon

Femme de vie
Josy a posé sur le monde
un regard fronde

regard fort, regard fier, regard doux,
regard d’air, son regard

admirable soignante
ces temps où les vocations dévoilaient

maman frissonnante
couvrant deux enfants
des outrances corsetées

Éprise de liberté
sa liberté d’aimer
était la liberté

Elle a transmis sa légèreté
Intense, saine, sincère,
de cette légèreté des airs,

Il y a des gens que l’on
ne voudrait laisser partir,
La vie nous les ôte age

Captifs de leur absence
ils nous laissent

Ivre de leur présence

Ils nous délaissent
Chiens en bout de laisse

Chaque jour est 13 0ctobre
Et je vous sais libérée Saône

Frémissant doucement au frimas de Mars

Monty guidon

Ta main,

j’avais ta main dans la paume,

comme chaleur douce éloigne la frousse,

crayon à papier, gomme, dans la trousse,

ta main main dans la main,

anime le chemin,

enlumine parchemin,

douce hermine rousse

Ta main au sable,

À la berge embrume,

Frémissement écume,

Vague à l’hume,

Ta main au creux soyeux,

Frémissant doucement au frimas de Mars,

Ta main frêle ferme,

où la mienne main prend refrain

Allons cheveux au vent sur Monty guidon

Monty guidon

20180816_094735.jpgAllons cheveux au vent sur Monty guidon,

fidèle destrier d’aluminium, de cuivre et d’acier

…doit bien y avoir tout un tas de trucs techniques aussi,

Oh si!

 

Et j’ai pas peur d’en oublier,

parce c’que j’veux c’est m’en aller

cheveux aux vent sur Monty guidon

 

Choper le rêve au bout du pont

crisser les feuilles au tomber de platane

dévaler l’allée des pins maritimes, rue des chèvrefeuilles

grisé d’une iode à la joie d’océan

 

à l’haut séant

le fessier posé sur la selle royale

les mollets chauffés, le cuissot grisé

les yeux mouillés du vent de Janvier

 

les yeux perlés du soleil de Mai

je n’ai pas de préférence à cette distance,

elle m’éloigne du quotidien

elle donne du rêve au chemin

 

 

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