Le coeur

Amore and more, Coeur cuore

Le cœur
apprend à se nourrir
de ces bontés
que lui offre la vie

Le cœur
s’engage sur des voies
s’aventure sur des sentiers
centimes sentiments

Le cœur s’offre
gauffre chaude
tendre naturelle
au creux de la paume

Le cœur sème
s’émerveille
sa lueur phare éclaire
lueur fiévre au corps

Le coeur douceur
douleur breloque
s’ensommeille somnole
d’où l’heurt choque

Le cœur aimante alimente
ferme hante fermente
prenant certaines routes sources de doute

Le cœur serpente circonvolutions
incertaines où le chérir
s’offre inspiration

Le cœur apprend le cœur
le cœur s’éprend
le cœur se connaît
rarement par cœur

Le cœur

Cœur envers

Amore and more, la muse

Il y a ce sentiment sourd,
discret, ténu
presque inaudible

On voudrait faire un choix
prendre une décision
on ne le fait pas

Laissant le soin
à la vie de décider
pour nous

il y a ce sentiment
qui prend les devants
par un hasard fortuit

à ce point de l’échange
c’est le cœur qui décide
et battre ébatre à cœur perdu

choix du cœur
envers toutes les raisons
aimer à n’avoir que toi de raison

Iris délice

Amore and more, Elles nos ailes, la muse

Ce que la bouche permet
ce que la langue
s’autorise

ce que la main
suggère
ce que le corps
adhère

ce que l’oeil
emmouille
ce que l’iris
délisse délice

ce que la peau
frémit
ce que le derme
délasse
ce que l’épris
délaisse

tisane opportune
décoction fortuite
breuvage druidique
philtre exhale
épris épresse râle
toile de jouy

somptueuse
drappée vestale
de la tenue d’Éve
où la dent dure
dresse fait ce
ballet ripaille

Serein ignifugé

Amore and more, Elles nos ailes, la muse

Ta tempête
à mon erreur
vitupère

exècre
repousse rejette
colère

intolère
condamne
quidam

ah vos yeux
madame billot
qu’où étêté

écimé
et si mais non
polar épaulard

or que
ce peu de nous
dévoyé

souhait au plus
rejoindre vos
abris charmants

édenté
est dans tes bras
serein ignifugé

et n’est figé
à cette décision
envie maintien

où nos amours
blessées
savent ultime refuge

Amitiés serties

Amore and more, Monty guidon

Perdu de vue
comme perdu
l’envie

l’envie rond
rond

rondement
rançonnant

ces amitiés serties

des promesses

d’avant

comptines dites

doucement

aux enfants


que nous étions

s’ensommeillent

avant l’épilogue
épisode drappé
des énigmes du temps

certes
certains
certaines

langueur morne
haute eaune

certes
certes un
certaines elles

Me manquent
nous manquent
plus que nous
plus que tout

complices complesse
sans mots
bercent

mots tus avant
un jour sortis

sans doute
mille fois ris
jamais retenus

alors pourquoi
ce soir
plus qu’alors ?

perdu au vent
comme perdu avant
retenant un prénom