Amitiés serties

Amore and more, Monty guidon

Perdu de vue
comme perdu
l’envie

l’envie rond
rond

rondement
rançonnant

ces amitiés serties

des promesses

d’avant

comptines dites

doucement

aux enfants


que nous étions

s’ensommeillent

avant l’épilogue
épisode drappé
des énigmes du temps

certes
certains
certaines

langueur morne
haute eaune

certes
certes un
certaines elles

Me manquent
nous manquent
plus que nous
plus que tout

complices complesse
sans mots
bercent

mots tus avant
un jour sortis

sans doute
mille fois ris
jamais retenus

alors pourquoi
ce soir
plus qu’alors ?

perdu au vent
comme perdu avant
retenant un prénom

laisse Lucie faire

Elles nos ailes

Glabre poilu
hirsute rasé
épilé mailles haut

pas un poil
sur le caillou

pas un poil
sur le minou

peau lisse
au cou

et sel poivre
et celles aisselles
esseulées

à avoir le choix
garder les poils Néhandertal

laisse Lucie faire
australopithèque
avant gardiste

amazones
montant à cru
juments
jugements

convenances
sociétés
patriarcales
patrie
archaïque cale

libération de l’infâme
la femme ramène
mâle au ras

rationnel
où situer
la ptite graine

la tendresse
mot doux
à notre adresse

réconfort et pôle
épaule épancher
étole étoile

comme
si l’humanité
se cachait
dans les détails

Hadri riant

Souvent souvenir

Petit prince
fracassé
Hadri
Rien
Hadri
rien
Hadri riant

n’efface
ton sourire
souvent
souvenir
revient
ton rire

présence aimance
Je me souviens de notre danse endiablée mariage sourires
saint amour au verre
fumée hop et tard

regard
si vivant
vivifiant
écorché rif
poétif abîmé

soufflez vents violons autan ô tant autant
soufflez

Rien ne lui rendra
ne nous le rendra
mais il est là
toujours envie
toujours en vie

cette félure
perdure figée
au creux de nous
ceux de nous
qui l’ont aimé
pour ce qu’il est

de n’avoir
pas été là
empêcher
su ou pu au moins essayer
Petit Prince
envol
enroué
enrôlé

Mon amie la prose
naïve
est morte avec toi
ce matin là