Derme cuir frémissant

Elles nos ailes, la muse

Je me serais
trompé de vie
si

plongeant ton regard vert puisard
j’avais craint m’y noyer

prenant ta frêle paume
arôme petit grain bigaradier

frolant follement en fifrelin
ton derme cuir
frémissant

humant garot jument
vibrante
ton trot trottinant cabré

Je n’avais osé
poser mon âme végétale
au creux de ton feuillage